Comme la plupart des gens d’aujourd’hui, internet fait parti intégrante de ma vie. J’entretiens mon réseau social sur Msn, traque sur Facebook et drague sur Tchatche (bon je vous l’accorde « draguer » est un bien grand mot). Il y a quelques mois, j’ai d’ailleurs rencontré The mec !!! (Je vous vois déjà venir avec vos sourires narquois. Et vous avez bien raison !) Je suis comme qui dirait tombée raide dingue d’une photographie. (Oh si ! Croyez-moi cela existe ! C’est ce qu’on appelle se faire prendre en un « clic ».) Il est apparu comme par enchantement avec sa belle tête de vainqueur. Me rappelant un coup de cœur passé, je me suis résolue à n’en faire qu’une bouchée ou plutôt à en faire l’homme à mes pieds. Comme on n’a pas forcément ce que l’on veut, les rôles se sont inversés donnant ainsi lieu à une nouvelle fable : « Le renard et la chatte » (chatte dans le sens de chienne, on est d’accord !).
Alors oui parlons de cet énergumène qu’on a tous rencontré (ou qu’on a été) au moins une fois sur les tchats. Il s’agit du fourbe, du vil manipulateur, celui qui magne les mots comme un couteau et qui vous transperce le cœur. Tantôt Coelho, tantôt Booba, son discours sonne proche de l’onirisme et du « loveur ». Il s’adapte à votre personnalité, vous laisse croire qu’il a exactement les mêmes attentes et les mêmes rêves que vous mais au final il n’en est rien. Il prend un malin plaisir à vous voir vous attacher à lui. (Oh oui ! Il jouit en tapant ses phrases toutes faites sur son clavier.) Il tente de vous rendre jalouse, vous pousse à lui dire que vous tenez à lui, puis disparaît quelques temps afin de mieux asseoir son emprise. Lorsque vous avez enfin décidé de le supprimer une bonne fois pour toutes de vos contacts, il réapparaît et vous promet monts et merveilles (rencontres, relations,…). Mais ne vous attendez pas à voir le bout de son museau, vous ne vous contenterez jamais que d’une ou quelques photographies. Le renard restera toujours tapi dans sa tanière et repoussera chacun de vos rendez-vous jusqu’à ce que vous finissiez par vous lasser. Lorsqu’enfin vous aurez vu clair dans son manège et trouverez le courage de le lui avouer, il tiendra le premier rôle de son mélodrame. Vous vivrez une "rupture virtuelle" agrémentée d’une tristesse non feinte digne d’une sitcom d’AB productions.
Alors, si vous vous complaisez dans les histoires tordues : Foncez ! En revanche, si vous êtes du genre à espérer : Fuyez ! (ou préparez les kleenex !)
Mlle Liberty
